Phase 2 : Du rêve au but
1. Qui suis-je et que veux-je faire ?
Je suis Nadia, une Marocaine de 32 ans, marié avec Pol, un flamand de 37 ans. Nous habitons depuis 6 ans en Belgique, d’abord à Menin et depuis 6 mois à Nossegem. Pol était chef-cuisinier dans différents établissements renommés, après il était gérant et aussi quelques années indépendant. Maintenant il est instructeur d’une formation de cuisine d’un projet social à Bruxelles. Il a aussi un job accessoire comme adviseur culinaire et il désigne des sites Internet pour des établissements Horeca et secteurs parentés.
Je n’ai pas de diplômes reconnus en Belgique, mais je suis très communicative, créative, et interrogative. Mon mari a fait tout le nécessaire afin de me faire connaître la culture Flamande. Il m’a appris à travailler avec l’ordinateur, envoyer des e-mails, surfer sur Internet, etc. et je suis devenue ainsi plus indépendante. Je reste lié à la culture Marocaine bien sûr, mais je vis plutôt à l’Européenne. J’ai travaillé quelques années, mais maintenant je suis au chômage et je touche à peine 400 €. J’aimerai travailler à nouveau, mais trouver du travail ne se fait pas si facile, vue le manque de diplômes et j’ai peu de connaissance du Néerlandais. Pour cela j’ai décidé de m’intégrer dans le monde du travail et vivre de ma passion en créant mon propre entreprise. Je suis une travailleuse, assez sociale et je veux devenir « traiteur maison » avec spécialité la cuisine Marocaine. Je veux combiner cela avec l’organisation des formations et démonstrations, surtout à domicile du client, plus tard peut-être aussi chez moi à la maison. Je n’ai presque pas de capitale (financière), mais je ne l’ai pas vraiment besoin. Je veux cuisiner chez le client (chez lui à la maison ou dans un local équipé loué par le client), pour des fêtes de famille, associations et rassemblements d’amis. Ce que je vais offrir, c’est mon savoir-faire et mon main-d’œuvre. Cuisiner avec option le service, débarrassage et plonge (service complet). A part un peu de matériel que j’ai déjà, je n’ai pas besoin de cuisine et/ou matériel de cuisine sophistiqué qui coute cher et qui doit satisfaire aux normes strictes courant dans les cuisines professionnelles. Par contre je vais avoir besoin une voiture (d’occasion), car en ce moment en se déplace avec le transport en commun et de temps à autre en taxi. Je dois apprendre à conduire en voiture et obtenir mon permis de conduire. Le but c’est que je ne dois pas acheter (toujours) les ingrédients pour le menu. Je discute le menu avec le client. Ensemble on fera la liste de la marchandise nécessaire pour réaliser le menu.. Je lui donnerai quelques adresses de fournisseurs et/ou des magasins spécialisés. Alors, je ne prend pas de bénéfice à l’achat. Le client sert bien sûr son apéritif et ses vins. Pol peut éventuellement donner quelques conseils concernant.
Comme traiteur maison, j’offre 3 formules • préparer les repas • préparer les repas et les servir • préparer les repas, les servir et faire la plonge
Je veux travailler pour 8 à maximum 40 personnes, selon le menu et les circonstances. Je veux tout sur facture (rien en noir)
2. Ma vision
Je suis persuadé qu’il y a une liaison possible entre ce que je veux vraiment faire et ce part du marché encore vierge. Même si les « traiteurs maisons » sont encore peu nombreux, la culture en est prête pour. So, the timing is right ! Les couples, souvent ceux qui travaillent à deux, qui organisent des petites fêtes veulent aussi profiter et ne pas être « l’esclave » de l’occasion. En plus, quand vous êtes 25, ça devient cher au restaurant et l’ambiance n’y est pas si personnelle ou familiale. A la maison, des enfant peuvent jouer et des gens âgés peuvent se faire une petite sieste au salon. Pour des enfants de bas, on peut prévoir des formules adaptés. Le client peut servir son propre vin qui sera en général de meilleure qualité/prix qu’au restaurant. Les gens cherchent aussi de plus en plus une ambiance conviviale, sans que ça doit être toujours exclusif. Ils vont de plus en plus en voyage et ils font des rencontres avec d’autres cultures et traditions culinaires.
3. Ma mission
Partant de la tradition Marocaine, je veux offrir, en étant « traiteur maison » mes spécialités et cela à l’occasion des petites fêtes et réunions de famille, d’amis, d’organisations et d’associations de 8 à 40 personnes. Je me déplacerai partout en Belgique, mais je vais surtout prospecter activement à Bruxelles et environs.
4. Mes stratégies
Je veux mettre en valeur au maximum mes points forts • Ma connaissance de la culture Marocaine et Belge • La connaissance culinaire et en gestion d’entreprise de mon mari • Ma situation géographique
Je veux travailler pour améliorer mes points faibles • J’ai personnellement peu de relations • J’ai peu d’expérience commerciale et entrepreneuriale • Je ne possède pas de voiture • Je n’ai pas de vitrine, ni enseigne
Une opportunité c’est qu’il y a une coopérative d’activité, appelé DEBUuT, qui vient de se créer très récemment à Bruxelles. C’est pour moi un soutien potentiel très important. Là, d’autres entrepreneurs peuvent me coacher afin de renforcer mes compétences avec d’autres candidats-entrepreneurs. Grace à eux, je peux élargir mon réseau. Je cherche aussi activement des autres « traiteurs maison » avec une spécialisation typique. Au début, je ne dois m’inquiéter au niveau l’administration et la comptabilité. Ils le feront pour moi, mais peu à peu, on me mettra aussi ce bain. Vue que je n’ai de magasin, et alors pas de vitrine, ni d’enseigne, ce sera long pour me faire connaître. Mes moyens les plus importants seront surtout un joli site Internet interactive, une brochure toute simple, et la publicité de bouche à l’oreille. Comme déjà dit, c’est un peu long et pour cela j’ai besoin d’une phase intermédiaire entre mon statut de demandeur d’emploi et entrepreneur. Ceci me donne une sécurité aussi bien financièrement et psychologiquement, pour que je puisse me concentrer au développement de mon entreprise. J’y pense sérieusement de démarrer un trajet avec DEBUuT. En décembre, je prend la décision afin de commencer le trajet d’introduction pour maximum 6 mois. Pendant ce temps, j’approfondirai mes capacités entrepreneurial. Je serai introduite dans les matières comme attitude commerciale, gestion de temps et de processus, et du calcul des frais. Je finirai mon site Internet, je cherche un nom et slogan pour mon entreprise, je laisserai imprimer mon prospectus, je le distribuerai dans les magasins Marocains et je distribuerai ma carte de visite à toutes occasions. Et puis, je raconterai à tous ceux qui veulent l’entendre que je vais réaliser mon rêve. Je m’inscrirai à l’auto-école pour une formation de conduite. J’essaierai aussi d’organiser aussi d’organiser des tests chez des amis ou chez moi afin d’apprendre systématiquement de leur feedback, conseils et suggestions. J’espère aussi de trouver pendant cette période quelques bons partenaires avec qui je pourrais travailler ensemble. Au début, je n’hésiterai pas de travailler en sous-traitance pour p.e. des réceptions, hôtels, etc. Je donnerai aussi des « workshops », mais j’en suivrai aussi afin de rester au niveau des nouvelles techniques et d’élargir mon réseau.
5. Mon objectif
Du point de vue de tout ce que je viens d’écrire et de décrire, je considère que l’objectif suivant est bien réaliste. D‘ici mi-2009, je veux réaliser un revenus (avant contribution) de 3.000 € par mois. Ca veut dire un chiffre d’affaire de grosso modo 4.000 €. Je veux bien sûr travailler pendant les WE, mais j’aimerai quand même réserver deux jours par semaine pour moi et mon mari.
Si pendant mon parcours, je constate que l’objectif n’est pas réalisable, je le modifierai. Peut-être je devrai avoir besoin un peu plus de patience, ou compléter mon mois avec un job mi-temps et vivre ma passion en entreprise accessoire. En aucun cas, j’abandonnerai l’idée de réaliser mon rêve.
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